Gamay noir à jus blanc.
Robe intense pourpre aux reflets violines
Le nez révèle des parfums d'épices et de fruits noirs.
En bouche les arômes de fruits noirs très mûrs dominent. Le vin est équilibré, rond, ample et généreux avec des tanins soyeux, pour finir par une belle longueur.
Sur une belle table, le servir entre 16 et 18°C.
Il accompagnera parfaitement une entrée chaude comme le traditionnel gâteau de foies de volailles, mais aussi des viandes et volailles en sauce (magrets de canard) ou encore les fromages de chèvres.
Ce Côte de Brouilly, plein de charme et vivacité dans sa toute première jeunesse, se fait noble et élégant après quelques années (3 à 8 ans).
C’est en 1934 que l’appellation «Côte de Brouilly» a été créée, les propriétaires de la colline de Brouilly ayant peur de voir leur vin perdre ses caractéristiques d’identité devant l’extension des droits de l’appellation Brouilly.
La Côte de Brouilly est en effet plus riche et plus charpentée que le Brouilly.
Le vignoble est installé entièrement sur les fortes pentes exposées sud-ouest de la colline de Brouilly, à 443 mètres d’altitude.
C’est le royaume de la Pierre Bleue. Il repose sur des roches volcano-sédimentaires métamorphiques du socle primaire (Dévonien), dénommés diorites ou microdiorites.
Le Mont Brouilly serait un reliquat de l'activité volcanique du primaire.
Âge des vignes : 45 ans
Rendement : 50 hl / Ha
Les vignes taillées en gobelet et cordon, sont travaillées en lutte raisonnée, voire intégrée.
Vendanges manuelles, début septembre 2025.
A réception chez nos vignerons partenaires, les raisins ont été encuvés, par gravité, en cuve béton pour une macération en grappe entière afin de mettre en valeur la structure et la minéralité du vin.
Cette macération dure une quizaine de jours avec exclusivement des remontages et des délestages, avant le pressurage, pour extraire au maximum la structure et la couleur.
Le vin est élevé sur lies fines en cuve et en fûts pour 25% de la cuvée.
En Beaujolais, le millésime 2025 se caractérise par une grande précocité, comparable aux années solaires comme 2015 et 2018. Après un hiver frais et un printemps équilibré, le cycle végétatif a démarré tôt, avec un débourrement dès le 6 avril et une floraison fin mai, en avance sur 2024.
Le début d’été a été contrasté : de fortes pluies en juin, accompagnées localement de grêle, ont été suivies d’une hausse marquée des températures. Juillet plus modéré a précédé une canicule en août, avec des pics dépassant 40 °C, entraînant un important stress hydrique.
Ces conditions ont accéléré la maturation, favorisé la concentration des baies et limité les maladies. Les vendanges ont commencé dès le 23 août pour le chardonnay et le 25 août pour le gamay, s’étalant jusqu’au 16 septembre selon les secteurs.
Malgré des volumes réduits par la grêle et la sécheresse, la qualité est au rendez-vous : des vins concentrés, complexes, à la belle couleur et dotés d’une solide structure tannique. Un beau millésime en perspective.