Gamay noir à jus blanc
Robe pourpre intense aux reflets violines.
Le nez révèle des parfums épicés et de fruits noirs comme le cassis et la myrtille.
En bouche les arômes de fruits noirs très mûrs dominent, le vin est équilibré, rond aux tanins soyeux, ample et généreux pour finir sur une belle longueur.
Sur une belle table, le servir entre 16 et 18°C.
Il accompagnera parfaitement une entrée chaude comme le traditionnel gâteau de foies de volailles, mais aussi des viandes et volailles en sauce (magrets de canard) ou encore les fromages de chèvres.
Ce Côte de Brouilly, plein de charme et vivacité dans sa toute première jeunesse, se fait noble et élégant après quelques années (3 à 8 ans).
C’est en 1934 que l’appellation «Côte de Brouilly» a été créée, les propriétaires de la colline de Brouilly ayant peur de voir leur vin perdre ses caractéristiques d’identité devant l’extension des droits de l’appellation Brouilly.
La Côte de Brouilly est en effet plus riche et plus charpentée que le Brouilly.
Le vignoble est installé entièrement sur les fortes pentes exposées sud-ouest de la colline de Brouilly, à 443 mètres d’altitude.
C’est le royaume de la Pierre Bleue. Il repose sur des roches volcano-sédimentaires métamorphiques du socle primaire (Dévonien), dénommés diorites ou microdiorites.
Le Mont Brouilly serait un reliquat de l'activité volcanique du primaire.
Âge des vignes : 45 ans
Rendement : 50 hl / Ha
Les vignes taillées en gobelet et cordon, sont travaillées en lutte raisonnée, voire intégrée.
Les vendanges, manuelles, ont eu lieu à la mi-septembre.
A réception chez nos vignerons partenaires, les raisins ont été encuvés, par gravité, en cuve béton pour une macération en grappe entière afin de mettre en valeur la structure et la minéralité du vin.
Cette macération dure une quizaine de jours avec exclusivement des remontages et des délestages, avant le pressurage, pour extraire au maximum la structure et la couleur.
Le vin est élevé sur lies fines en cuve et en fûts pour 10% de la cuvée pendant 12 mois.
L'hiver 2023-2024 a été le 3ème plus chaud depuis 1900, avec un mois de février particulièrement doux. Le printemps a été marqué par des précipitations abondantes, avec un déficit d'ensoleillement notable. Malgré ces conditions, les températures sont restées supérieures aux normales. L'été a alterné entre périodes chaudes et fraîches, avec des épisodes de forte chaleur en juillet. Ces variations climatiques ont compliqué la gestion phytosanitaire des vignobles, mais les viticulteurs ont su maîtriser la situation.
Le rendement de la récolte 2024 s'annonce faible et très hétérogène, avec des parcelles ayant subi de la coulure et du millerandage. Les premiers coups de sécateurs ont débuté début septembre. Les vendanges se sont étalées sur trois semaines, se terminant fin septembre dans les zones les plus tardives.
On retrouve pour les rouges des notes de framboise, cerise noire, poire, et des parfums floraux comme le muguet. Les premières dégustations révèlent des vins fruités, élégants et souples, avec une robe rubis. La palette aromatique est large, offrant une impression de gourmandise en bouche, avec une belle fraîcheur et une complexité agréable.