Gamay Noir à jus blanc.
Dans sa jolie robe rubis intense aux reflets violets ce cru offre un nez délicat d'où émanent des arômes de fraises de bois et d'épices. En bouche on retrouve les épices, une belle sucrosité et de la complexité sur une structure ample et généreuse portée par des tannins soyeux et une belle persistance.
A carafer et à boire plutôt frais, autour de 15°C, pour découvrir les arômes séduisants de ce vin.
Il accompagnera avec bonheur la poularde à la crème et aux morilles ainsi que les fromages.
Le Saint-Amour peut s’apprécier dans sa jeunesse. Il peut cependant se conserver plus de 5 ans.
Il faut reconnaître que le Cru situé le plus au nord porte un nom qui sonne doucement à l’oreille, et au coeur. C’est le vin des poètes et des amoureux. S’il n’existait pas, la vie aurait à coup sûr moins de charme. Le village de Saint-Amour a donné son nom à son très joli vin. Avant cela, il faut remonter très loin, à l’époque galloromaine, lorsqu’un centurion nommé Amor appartenant à la Légion Thébaine stationnée dans la région du Valais en Suisse se distingua par sa foi chrétienne et connut le martyre. De toute évidence, les chemins de l’amour, pavés de plaisirs et de douleurs, sont rarement faciles. Aujourd’hui, le Saint-Amour vin a deux visages, selon la composition des sols, et même le type de vinification.
Les pentes modérées permettent et résultent d’une forte altération des roches anciennes. L’extraordinaire diversité du cru St Amour s’explique par le passage de 2 failles majeures permettant que soient juxtaposés: des grès siliceux du Trias, des pierres bleues et granites ainsi que des formations calcaires et des argiles résiduelles orangées à silex.
Une sélection parcellaire rigoureuse sur les trois propriétés de nos vignerons-partenaires. Les vignes se situent sur des roches siliceuses variées et profondes, sur des sols caillouteux d’alluvions anciennes et pour finir sur du granite très altéré profond ce qui donne à cette cuvée une complexité extraordinaire.
Age des vignes : 47 ans.
Rendement : 48 hl / Ha
Les vignes, taillées en gobelet et en cordon, sont travaillées en lutte raisonnée, voire intégrée.
Vendange manuelle début septembre 2025. Encuvage par gravité, en cuve béton. Une macération en vendange entière s’imposait pour mettre en valeur la structure au vin et sa minéralité. La macération dure 12-15 jours environ avec exclusivement des remontages et des délestages, avant le pressurage, pour extraire au maximum la structure et la couleur de ces cuvées. Le vin est ensuite élevé sur lies fines, en fût pour 10% de la cuvée.
En Beaujolais, le millésime 2025 se caractérise par une grande précocité, comparable aux années solaires comme 2015 et 2018. Après un hiver frais et un printemps équilibré, le cycle végétatif a démarré tôt, avec un débourrement dès le 6 avril et une floraison fin mai, en avance sur 2024.
Le début d’été a été contrasté : de fortes pluies en juin, accompagnées localement de grêle, ont été suivies d’une hausse marquée des températures. Juillet plus modéré a précédé une canicule en août, avec des pics dépassant 40 °C, entraînant un important stress hydrique.
Ces conditions ont accéléré la maturation, favorisé la concentration des baies et limité les maladies. Les vendanges ont commencé dès le 23 août pour le chardonnay et le 25 août pour le gamay, s’étalant jusqu’au 16 septembre selon les secteurs.
Malgré des volumes réduits par la grêle et la sécheresse, la qualité est au rendez-vous : des vins concentrés, complexes, à la belle couleur et dotés d’une solide structure tannique. Un beau millésime en perspective.