Gamay Noir à jus blanc.
Belle robe rubis aux reflets violine. Nez marqué par les fruits noirs, relevé de touches kirshées et épicées. La bouche séduit par une minéralité pure, des tanins soyeux et élégants, et s’achève sur une belle longueur.
Servir à température de 12 à 14°C.
Un carafage permettra de découvrir toute la complexité de ses arômes.
A boire entre 16 et 18°C avec les entrées, les viandes blanches et la charcuterie de gibier, ainsi qu’avec le gibier et les fromages. Il sera un partenaire idéal des canards, pigeons et autres petits gibiers à plumes, avec ou sans sauce. Il se marie également aux fromages affinés de caractère.
A boire jeune pour profiter pleinement de sa forte intensité aromatique (âge idéal : 1 à 3 ans).
Dès la fin du Xème siècle on trouve trace de la vigne à Morgon. Un acte daté de 956 authentifie la vente par le sire de Beaujeu d’une vigne à un vassal. Morgon, c’est l’un des dix crus du Beaujolais. Il se situe sur les coteaux ouest de la Saône, au coeur des crus, dans la partie nord de la région viticole (à 50 km au nord de Lyon, 25 km au nord de Villefranche, 25 km au sud de Mâcon) et s’étend sur 1 100 ha.
Issu d’un terroir particulier constitué de roches décomposées et de schistes friables, Morgon se répartit en 6 climats bien distincts : Les Micouds, Corcelette, Douby, Les Grands Cras, Les Charmes et le plus célèbre «Côte du Py».
Le sol est constitué de roches cristallines friables, plus ou moins désagrégées, contenant donc plus ou moins d’argile. Ce qu’on appelle la «roche pourrie» ou «morgon» est leur altération très avancée. Le mont de Py, qui culmine à 352m, offre sur ses coteaux les meilleurs terroirs : un composé de minces couches de roches volcaniques et schisteuses riches en manganèse et gorgé de fer.
Sol : très profond et très drainant, aux conditions idéales pour le Gamay quelles que soient les conditions climatiques.
Âge des vignes : entre 35 et 55 ans.
Rendement : 40 à 50 hl / Ha.
Parcelles : Sélection rigoureuse de 2 parcelles d’environ 8 000m², orientées Ouest, Sud-Ouest et inclinées à 30%.
Les raisins reçoivent ainsi le soleil différemment des autres terroirs. Les vignes taillées en gobelet (2/3), sont plus tardives et offrent plus de complexité. Les vignes taillées en cordon (1/3), ont une maturité plus précoce. Une partie est enherbée, ce qui offre une qualité de raisin plus concentrée, mais nécessite plus de travail au niveau de la macération.
La vendange, manuelle a été réalisée au début du mois de septembre 2025.
A réception des raisins chez nos vignerons partenaires, c'est une vinification de garde qui a débuté pour ce cru du Beaujolais :
- La vendange a été égrappée à 80%, mais non foulée, puis encuvé par gravité.
- La macération a duré 15-18 jours avec des pigeages, des remontages et des délestages.
- La température est restée maintenue à 25°C pour extraire la couleur et préserver le fruit du Gamay.
- 25% de la cuvée a ensuite été entonnée dans des fûts bourguignons (225L) d’origine française, de 1 à 3 vins, principalement de la forêt de Tronçais (Allier), de chauffe moyenne pour ne pas trop marquer le vin. Et apporter la torréfaction, la sucrosité et la rondeur nécessaires à la valorisation de ce terroir. Le vin est élevé sur lies fines pendant 9 mois.
- Mise en bouteille après une légère filtration : 16 140 bouteilles récoltées.
En Beaujolais, le millésime 2025 se caractérise par une grande précocité, comparable aux années solaires comme 2015 et 2018. Après un hiver frais et un printemps équilibré, le cycle végétatif a démarré tôt, avec un débourrement dès le 6 avril et une floraison fin mai, en avance sur 2024.
Le début d’été a été contrasté : de fortes pluies en juin, accompagnées localement de grêle, ont été suivies d’une hausse marquée des températures. Juillet plus modéré a précédé une canicule en août, avec des pics dépassant 40 °C, entraînant un important stress hydrique.
Ces conditions ont accéléré la maturation, favorisé la concentration des baies et limité les maladies. Les vendanges ont commencé dès le 23 août pour le chardonnay et le 25 août pour le gamay, s’étalant jusqu’au 16 septembre selon les secteurs.
Malgré des volumes réduits par la grêle et la sécheresse, la qualité est au rendez-vous : des vins concentrés, complexes, à la belle couleur et dotés d’une solide structure tannique. Un beau millésime en perspective.